Entretien avec Yann Metayer, consultant sécurité, sûreté et prévention des risques.

Philippe M@W : Après une journée de travail au Centre National pour les Arts dans la Rue en Bretagne, je retrouve Yann Metayer autour d’un plateau de fruit mer de coutume, sur le port de commerce de Brest. ….. Nous finirons l’entretien dans le hall de son hôtel, la nuit sera déjà bien entamée….Cher Yann, que fais-tu aujourd’hui à Brest ?
Yann Métayer : La société Baya a signé un contrat avec Brest 2008 pour assurer la sécurité, la sûreté et la prévention des risques pour le rassemblement des vieux gréements qui aura lieu à Brest en 2008. C’est José Nédélec, directeur technique de l’opération qui m’a proposé cette collaboration. Nous avons souvent travaillé ensemble avec plaisir. Cette manifestation se déroulera du 11 au 17 juillet sur le Port de Commerce et le Port de la Marine Nationale. Nous attendons environ 60 000 spectateurs par jour pendant 6 jours. Nous avons commencé à travailler sur cette manifestation il y a quelque mois.
Philippe M@W : Quel est ton parcours professionnel ?
Yann Métayer : Pendant 30 ans j’ai fait de la régie générale puis de la direction technique de spectacles et d’événements. Comme d’habitude dans notre métier un contrat en amène un autre. J’ai d’abord eu la chance de rencontrer un metteur en scène de théâtre qui était également éclairagiste. Il s’appelait Georges Vitaly. Cet homme extraordinaire m’a appris mon métier ou plus exactement il m’a appris à réfléchir, à organiser et à faire évoluer les hommes en sachant que les matériels et outils technologiques pouvaient toujours suivre. Il disait toujours : « techniquement tout est possible ». C’est à lui que je dois la découverte et la compréhension de la progression technologique de notre métier : de l’échelle à la nacelle, du projecteur Fiat Lux au projecteur automatique, de la console Merlot aux consoles programmables informatisées d’aujourd’hui. Il avait l’intelligence d’anticiper les évolutions technologiques. Ensuite j’ai été pendant 10 ans Directeur technique de la maison de la culture de Loire-Atlantique à Nantes : le théâtre en accueil, les créations, les tournées sous chapiteau m’ont permis d’apprendre, de comprendre notre métier, et d’aborder mes propres limites. Finalement ce n’est pas un cadeau d’être nommé directeur technique d’une maison de la culture à 24 ans, quand on ne sait rien et qu’on doit tout apprendre.

Philippe M@W : Tu as donc appris ton métier dans une maison de la culture et ensuite ?
Yann Métayer : A la suite d’un retournement politique, j’ai la chance de travailler pendant deux ans avec un très grand agitateur d’idées : Jean Blaise au CRDC à l’époque. Ce qui deviendra le lieu unique d’aujourd’hui. Deux ans de folies, d’expérimentations, de prise de risques (encore plus)…. Je n’ai pas de regrets, heureusement les prises de risques ne se sont jamais terminées par des accidents. Même si nous sommes passés, de nombreuses fois, très prêt… C’est difficile de reconnaître les risques qu’on a pris quand on parle de sécurité et de prévention au quotidien. Je pense pourtant que c’est nécessaire, indispensable et utile. Cela fait partie de la réalité d’un métier passionnant. Après un nouveau changement politique et des coupes sombres dans les budgets, je quitte Jean Blaise et ses idées lumineuses, son désir d’apporter du neuf dans la culture, de l’ouvrir au plus grand nombre…. Je pars donc de Nantes pour aller travailler comme directeur technique au festival interceltique de Lorient avec quelqu’un qui a également marqué ma vie professionnelle : Pierrot Guergadic, président du festival qui avec Jean-Pierre Pichard se permettent de présenter une culture régionale comme un vecteur international de la culture. Je suis de culture celte, j’avais besoin de faire le lien avec mes racines et d’essayer d’apporter une certaine rigueur professionnelle dans ce festival essentiellement animé à l’époque par des bénévoles passionnés et passionnants…. Cela m’occupe 6 mois par an et parallèlement je me mets à travailler avec quelqu’un que je connais bien et que j’apprécie Daniel Colling, directeur du Printemps de Bourges. Mes fonctions de régisseur général comprennent l’implantation des chapiteaux, tentes et structures, l’aménagement des lieux de plein air et des salles, et la sécurité ! Après six ans de festival on m’offre la possibilité de créer avec un autre ami Albert Rosse ce qui allait devenir les Eurokéennes de Belfort, qui la première année en 1989 porte le nom de Festival du Ballon.
Philippe M@W : Pourquoi ?
Yann Métayer : Simplement parce que le la première édition devait se dérouler sur le sommet du ballon d’Alsace et que les écologistes de la région, à juste titre, nous ont expliqué que nous allions déranger les quelques derniers couples de tétras royaux en France. Aujourd’hui les derniers couples vont bien. Ils sont plus d’une centaine. Le festival a eu lieu la première année dans la presqu’île de Malsouci, comme aujourd’hui. La base de loisirs appartenant au conseil général, très loin des tétras royaux.
Philippe M@W : Et ensuite ?
Yann Métayer : A la même époque, j’avais signé un contrat de chef de projet aux jeux olympiques d’Albertville j’ai donc donné ma démission de ce qui allait devenir les Eurokéennes. Déçu que cette expérience de direction s’arrête si vite, mais j’avais donné ma parole à un homme que je respecte également énormément Olivier Estèves, aujourd’hui PDG de la société France Equipement dans le Doubs. Lui aussi m’a beaucoup appris, sur la gestion des entreprises, mais surtout sur la gestion des hommes. Il m’a offert la possibilité de diriger une équipe de 140 techniciens tous, branchés ferraille, sûrs de leur métier, prêts à participer à une aventure extraordinaire, maître de leur technologie, de leurs savoirs, de leurs compétences…, bref des compagnons. Ils m’ont beaucoup appris, et aujourd’hui encore même si je me suis éloigné de la ferraille, à chaque fois que j’en parle, je pense aux Frank, Pascal, Patrick, Pitchoun et tous les autres et une certaine nostalgie s’installe… Heureusement, nous avons travaillé dur, mais nous avons eu la chance aussi de réaliser ces jeux olympiques sans fausses notes, avec deux spectacles extraordinaires, montés par Decoufflé, quel talent.
Philippe M@W : Les jeux d’Albertville sont suivis par ceux de Barcelone, je sais que tu t’apprêtes à quitter Samia et la catastrophe de Furiani arrive.
Yann Métayer : Oui, cet accident terrible nous a tous beaucoup marqués. Dix neuf morts, deux mille blessés dont plus de 200 personnes en fauteuils roulants à vie, c’est terrible. En plus, les médias disent dans les minutes qui suivent que c’est le matériel des jeux olympiques d’Albertville. On fait l’amalgame, alors que c’est la société Sud Tribunes qui a monté en Corse. C’est un assemblage d’une tribune Samia montée sur un sous bassement d’échafaudage multi directionnel qui s’est écroulé. On a vu les images, terribles…. Surtout qu’on s’aperçoit très vite que l’ensemble a été mal monté, il manque 90% de la triangulation dans l’échafaudage de soubassement. D’ailleurs seules deux personnes sont condamnées, le directeur technique de Sud tribunes et le contrôleur technique de Socotec. Il n’y aura pas d’appel, les condamnés ayant pris le maximum de la peine prévue par les textes. Le groupe France équipement va vendre Samia. Les sociétés de fabrication et de location de tribunes vont mettre dix ans à retrouver un niveau de marché équivalent, il y a une casse sociale énorme, en plus des victimes directes. Et pour finir, les commissions de sécurité vont nous considérer comme des délinquants, on ne peut plus monter de tribunes….
Philippe M@W : Et pourtant, toi tu en remontes, c’est là que tu pars sur les tournées de Beach Volley ?
Yann Métayer : Oui, comme d’habitude dans nos métiers l’opération d’Albertville en entraîne une autre. On m’a demandé de gérer les tournées de Beach Volley en Europe pour que le Beach devienne sport européen et que l’Europe soit capable de présenter des équipes européennes aux jeux olympiques d’Atlanta en 1996. Une autre aventure, 5000 places de tribunes, 2500 m² de tentes, une autonomie totale en tournée pendant trois mois par an avec des kilométrages hallucinants quand on y repense. Là aussi des équipes motivées, des sponsors engagés, des décideurs impliqués et en résumé l’ensemble qui croie aux valeurs de l’effort. Là aussi je ne suis pas sûr que les règles du code du travail étaient respectées à 100 %. Ce dont je suis sûr, c’est qu’humainement, on a tous progressés dans ces tournées.
Philippe M@W : Le déclic de la prévention c’est quoi ?
Yann Métayer : Le déclic ce sont des accidents ou plus exactement des incidents qui auraient pu très facilement dégénérer… Ces incidents, j’en ai vécu beaucoup pendant tout ce parcours. Heureusement, pas de blessés, pas de victimes. À l’époque le respect du code du travail ne rentrait pas dans nos priorités la seule priorité c’était : à 21 heures le rideau se lève… Et le rideau se levait à 21 heures quoiqu’il se passe… J’ai des souvenirs de tournée de chapiteau, de tempêtes, de création de spectacles, de metteur en scène, d’artistes très grands dans des situations difficiles… Furiani m’a fait beaucoup réfléchir, même si j’avais commencé bien avant, en 1979 je crois, à faire des formations sécurité et prévention. J’ai commencé tout d’abord à « ARTS » à Nantes qui est devenu « STAFF » quelque temps plus tard. Parallèlement, Michel Gladyrewsky des éditions AS me confie la rédaction des articles de prévention et de sécurité. C’est également lui, qui, déçu par le SIEL, me demande de l’aider à monter les JTSE. Ce salon a aujourd’hui convaincu l’ensemble de la profession. C’est devenu un magnifique lieu d’échanges. Les rencontres ont fait que je suis intervenu dans d’autres centres de formation, dans d’autres entreprises pour parler de prévention des risques toujours et puis un jour je me suis retrouvé au « CFPTS ». Au début j’intervenais une semaine ou deux par an sur les formations de direction technique et de régie générale. En 1996 Serge Baudouin est nommé directeur du CFPTS. Il me demande de prendre en charge les formations à la prévention des risques et de les développer à l’intérieur de ce centre de formation emblématique pour les techniciens en France. Le challenge me stimule, et 10 ans après les formations sécurité et prévention et leurs imbrications dans les formations continues représentent le tiers de l’activité de l’entreprise. Serge Baudouin prend sa retraite. Il sera beaucoup critiqué après son départ. Pour moi, c’est quelqu’un qui a énormément fait progresser le CFPTS et qui a également fait évoluer les personnels de l’entreprise. Il est remplacé par un énarque, un gestionnaire, cela ne me convient pas, je préfère me faire licencier et quitter l’entreprise pour ne pas cautionner une politique qui me déplaît profondément. L’avenir dira si j’ai eu raison ou non.
Philippe M@W : Tu quittes donc le CFPTS en Juin 2006, que fais-tu aujourd’hui ?
Yann Métayer : J’essaie d’allier mes compétences de sécurité et de prévention avec celles de directeur technique. Quand je quitte Bagnolet, je suis en fait Alain Monségu, qui est parti quelques mois avant moi. Alain, c’est un ami d’abord, un formateur en sécurité de surcroît. Il a un jour rejoint l’équipe des formateurs, après 10 ans chez les pompiers de Paris, 6 ans de régie générale, du chantier à la réouverture de l’Olympia. Cà ne s’invente pas, entre les deux, il a dirigé un centre de formation ! J’avais, avec plusieurs collègues, monté une société d’audits, d’études et de conseils en 1999. Aujourd’hui nous avons deux entreprises différentes dans ce domaine, « BAYA » audits, études et conseils et « ARTEK » qui fait de la formation à la prévention des risques pour les métiers techniques du spectacle et de l’événement. Je dis souvent que ce parcours je ne l’ai pas choisi. Petit à petit mon activité de direction technique et de régie générale est passée à la sécurité et à la prévention des risques. Nous n’avons pas, avec l’ensemble de l’équipe qui a participé à cette opération, monté des entreprises capitalistiques. Les actions ne rapporteront probablement jamais un centime, ce n’est pas le but. Elles nous permettent de travailler…
Philippe M@W : Comment se fait l’évolution des textes réglementaires ou législatifs ?
Yann Métayer : Toute l’évolution des textes du code du travail, du code de la sécurité sociale, du code de la construction et de l’habitation ou du règlement des établissements recevant du public est issue de l’accidentologie. Il faut bien comprendre que jamais un fonctionnaire de l’État, un préventionniste, un ministre, s’est dit : nous allons réglementer les risques dans les professions du spectacle ou dans les établissements recevant du public. Celui qui pense cela, se fourvoie totalement, et méconnaît l’historique de la réglementation… Si aujourd’hui la commission centrale de sécurité est composée d’un certain nombre d’individus dont les représentants patronaux et les représentants des salariés du spectacle, si la composition de cette commission accueille également les syndicats salariés et les syndicats patronaux des magasins et grandes surfaces par exemple, c’est parce que ces entreprises ont eues à déplorer, dans le passé, beaucoup de victimes… Notre représentation à la commission centrale nous l’avons gagné par des victimes… C’est cela qui fait que j’y suis présent le plus souvent possible, çà me parait fondamental.
Philippe M@W : Oui, bien sûr, mais on entend souvent la réglementation nous empêche de créer ?
Yann Métayer : Non la réglementation n’est pas là pour empêcher les artistes de créer… Seuls les ayatollahs de la sécurité peuvent le penser. Il ne s’agit pas d’empêcher les artistes de créer, il s’agit de leur donner un guide pour l’évaluation des risques, vis-à-vis de ce qu’ils mettent en place. D’ailleurs le règlement des établissements recevant du public prévoit des dérogations et demande de mettre en place des mesures compensatoires, en face des risques. Enfin il ne faut jamais oublier que l’exploitant de l’établissement est seul pénalement responsable en cas d’accident. Jamais une commission de sécurité ne sera responsable à la place de l’exploitant. Ce n’est pas le grand ménage annuel avant la visite de la commission, de toute urgence, en catastrophe, qui changera quelque chose à la responsabilité de l’individu vis-à-vis de mort potentielle… D’ailleurs il en est de même en matière de sécurité de l’individu au travail. C’est même pire, il s’agit d’une obligation de résultat et non d’une obligation de moyens. Il est insupportable, pour le législateur, d’imaginer qu’un salarié puisse se tuer au travail. L’employeur est responsable de l’accident du travail de l’individu qui porte son harnais, qui a été formé au port du harnais et qui ne s’est pas accroché. De façon très simple le harnais est la dernière roue du carrosse en matière de protection de l’individu au travail. Ce qu’il faut privilégier avant tout c’est la protection collective et non la protection individuelle… On peut à juste titre s’interroger sur la façon de voir des producteurs de spectacles qui privilégient les ponts de 500 triangulés, aux ponts passerelles qui ont été inventés il y a plus de 20 ans…
Philippe M@W : Quel est ton parcours personnel de formation ?
Yann Métayer : Mon parcours de formation ? Aussi bizarre que le reste ! J’ai eu mon bac lettres, commencé la fac de lettres, suivi une formation de comédien. Je suis un jour monté sur le plateau pour jouer un spectacle, et je suis descendu de scène en me disant que le métier de comédien n’était pas fait pour moi. Heureusement j’ai rencontré des gens qui m’ont expliqué que la technique était indispensable, notamment Georges Vitaly et il a fallu que je commence à faire de la formation pour m’interroger sur les parcours professionnels des individus qui m’entouraient et là je me suis rendu compte que les techniciens avaient presque tous des parcours communs : le refus de l’ordre établi, le refus de l’éducation nationale, des parcours atypiques, une grande solidarité et une transmission des savoirs totalement horizontale. Malheureusement la vie évolue. Cette prise en compte de la formation en interne dans les équipes a totalement disparue aujourd’hui. Personnellement je ne me suis jamais formé en tant que régisseur général et directeur technique. Par contre j’ai essayé de me former le mieux possible en matière de sécurité incendie et de prévention des risques. J’ai suivi la formation des pompiers préventionnistes et obtenu l’attestation du brevet de prévention auprès de l’école nationale supérieure des officiers sapeurs-pompiers. A l’époque j’intervenais chez eux comme maître de conférences sur le type « L ». D’autre part j’ai eu la chance de rencontrer à la caisse régionale d’assurance maladie d’Île-de-France quelques formateurs extrêmement compétents sur la partie prévention des risques au travail. De mémoire j’ai dû passer avec eux 15 semaines de formation. Cet ensemble de formations continues m’a permis d’arriver à un niveau de compréhension de ce que je ressentais profondément sans être capable de l’analyser…
Philippe M@W : Quel parcours proposer aujourd’hui à des directeurs techniques ou des régisseurs généraux ?
Yann Métayer : Il y a actuellement des formations de ce type à l’ « ISTS », l’ « ENSATT » et au « CFPTS ». Malheureusement les formations actuellement dispensées sont sur un parcours rigide. On ne tient pas compte des acquis, de la compétence, de la qualité de chacun des individus présents dans ces formations. On leur propose un programme complet certes, mais obligatoire, formaté, et en plus la sélection se fait malheureusement par des gens qui ne sont pas directeurs techniques et régisseurs généraux. La solution aujourd’hui je ne l’ai pas.
Philippe M@W : Quelles sont les perspectives ?
Yann Métayer : On travaille beaucoup avec Alain Monségu, à la structuration de nos entreprises. Pour Baya, développer notre savoir-faire et le faire savoir. Nous réalisons actuellement des missions sympathiques. « Ouverture d’un établissement » avec « Le Bikini » à Toulouse. Nous assurons la mise en place du Registre de sécurité, des Consignes générales et particulières, et du Document unique de l’établissement. Nous assurons des missions « Animateur de prévention et de sécurité » sur des gros concerts au Stade de Rennes, au Parc des Princes, au Stade de France…Nous avons fait des missions de « changement de type, de catégorie ou de jauge » pour des établissements existants. Brest 2008 nous a confié la gestion de la « sécurité, sûreté et prévention des risques » de la manifestation. Cet hiver nous avons travaillé pour des collectivités territoriales qui nous ont demandé des « audits de prévention et de sécurité » qui permettent de faire le point d’un établissement et de décider des formations, des investissements à venir… Pour Artek, les formations, sécurité pour la licence d’entrepreneur de spectacles se développent. Nous avons loué des bureaux à Nantes, nous avons embauché du personnel. Et toujours dans le même domaine, nous mettons l’accent sur les formations permettant l’employabilité immédiate, technicien compétent, habilitation électrique, technicien qualifié … Et, pour l’ensemble de nos formations, nous développons des partenariats en région, pour apporter la formation aux structures et aux stagiaires. Cette formule est préférable économiquement et offre un plus grand confort à tous.
Philippe M@W : Yann, merci et passe le bonjour à Alain et Jacky pour moi….

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4 réponses pour “Entretien avec Yann Metayer, consultant sécurité, sûreté et prévention des risques.”
yann est un type fantastique. Il possede un beau parcours professionnel. Je l’ai eu comme formateur en tribunes démontables.
Je peux assurer que la formation que j’ai reçue est excellente. D’autre part lorsque j’ai un oubli sur un de mes reperage, je peux appeller yann et il repond illico à ma question. C’est un puits de science en matiere de sécurite. Grace à lui, je suis en formation tous les ans sur les reglementations concernant la sécurité publique.
MERCI YANN
Cher René,
Tout d’abord merci pour ta visite sur notre portail internet 1er du genre et merci pour ce commentaire qui rend hommage, à juste titre, à monsieur Yann METAYER. Voici un Monsieur qui est un savant et rare mélange de savoir faire, de passion, de professionnalisme et d’humanité. Nous aimerions juste que ce ne soit pas une « espèce» en voix de disparition.
J’en profite pour saluer Yann.
Quand à nous, René, à bientôt et le bonjour à toutes tes équipes….
je viens de lire l’interview et tout d’abord je passe le bonjour à monsieur yann meteyer ainsi que jacky et vianney dugast ces trois personnes m’ont permis d’avoir une approche et une réflexion sur la sécurité dans l’événementiel qui m’a permis d’avoir un jugement et un acquis sur certaines questions . En tout cas je suis d’accord avec yann la sécurité c’est l’affaire de tous . messieurs je vous dis a bientôt inchallah et pour yann, le cassoulet j’ai trouvé l’adresse idéale.
sayah de toulouse
Bonjour,
Je viens de lire cet entretien avec Yann Métayer, cela me conforte vraiment dans la direction que je désire prendre.
J’ai suivi les formations, de régisseur à l’ISTS ou les notions de sécurité ont bien été introduits, avec des modules de Gestes et Postures, d’Electricité, de Secourisme et d’EPI, puis j’ai suivi la formation SSIAP avec Artek, les Caces avec Adams et Sécurité Spectacle avec l’ISTS tout en occupant mon premier poste de régie générale dans un lieu récent, mais ou les paramètres de sécurité laissent à désirer et lors duquel j’ai télécharger et lu toutes les fiches édité par la CNAM. Il faut dire que j’ai vu quelques personnes parfois prendre des risques inutiles, surtout lors de montages de chapiteaux, mais les lieux récents construit sans considération de la sécurité des travailleurs et du public, me choque bien plus; Il faut dire qu’ayant travaillé un peu dans le bâtiment, c’est bien là que j’ai vu des responsables faire prendre des risques inconsidérés au petit personnel et négliger ostensiblement l’état de leur matériel (véhicules, élingues, crochets, ainsi que casques, gants, lunettes, masques et protection auditives non fournis.) La transmission de nos connaissances en gestes et postures, en utilisation d’équipements de protection individuelle, d’outillage et de véhicules est un devoir quotidien.
Merci donc pour cet article qui met la Sécurité à la place qui lui est dû et non plus comme la cinquième roue du carrosse.
Elisa Trocmé