M@W en Afrique, un repérage technique, sensation, acte 4… le 19/02/07
12h ce dimanche 19 février 2007, et pour ceux qui suivent, aucun dérangement n’est à constater à propos de notre flore intestinale suite à notre passage nocturne dans le maquis d’Abidjan. Serions-nous déjà intégrés ?
Nous prenons la route vers Niamey au Niger. Ce qui signifie qu’il nous faudra traverser la frontière entre le Burkina et le Niger. Avant notre départ nous avions des rendez-vous dans la matinée pour la quête du « Grall », c’est-à-dire un engin élévateur télescopique en location. Nous avons une dernière fois traversé Ouagadougou en quête d’entreprises de transport et de BTP. Des recherches si faciles chez nous qui deviennent très compliquées ici……. et inversement….

Environ 600 Kms d’une route unique et asphaltée nous sépare de Niamey. A la sortie d’Ouagadougou les abords de cette voie débordent de commerces sous abris en tôles et la population grouille. Un enfant en vélo se fait faucher par un véhicule malgré les coups d’avertisseur sonore de celui-ci et sa vitesse réduite. Il s’en suit un attroupement autour de l’enfant allongé sur le bord de la route, on ne saura pas si son état est sans gravité. Grave, oui c’est grave quand tout cohabite de cette manière. Les pieds nues sur la terre parce qu’elle n’a pas le choix et les talons aiguilles sur la moquette d’un hôtel de luxe. Grave, oui c’est grave des âmes perdues en guenilles au pieds des immeubles grand standing qui n’ont même plus la conscience de faire l’aumône, elles errent et tournent en rond en attendant que passe le temps. Tiken Jah Fakoly résonne dans le lecteur K7 de notre 4X4……..

Nous traversons des tout petits villages avec ces huttes aux toits fabriqués de végétations séchées et murs de terre. Leurs habitants, pour certains, se déplacent en deux roues motorisés, ont le téléphone portable à l’oreille et portent un tee-shirt ou l’on peut lire, scérigraphié dans le dos, « Zidane ». En bref nous croisons de tout sur cette route, des petites chèvres sauvages, des nuages de chauves souris à la nuit tombante, des petites camionnettes dont le chargement défie les lois de la gravité, des poids lourds en panne on ne sait pas depuis combien de temps, des véhicules abandonnés, des hommes en chemises blanches et chaussures cirées qui marchent à 20 kms du toute habitation, des familles entière à pieds qui apparaissent au dernier moment dans la lumière des phares, des minibus de 7 places avec 17 personnes à bord, plus la galerie qui déborde, des gens qui dorment paisiblement au bord de cette route, ……

Un petit maquis nous tend les bras pour la pause déjeuné. Le poulet est de rigueur avec son accompagnement de riz blanc et de piments. L’occasion de discuter avec les habitués de ce petit restaurant au bord de la route et les enfants qui mendient.

La nuit tombe déjà quand nous rencontrons la personne du protocole qui nous aide à passer la frontière du Niger. Un couché de soleil qui laissera apparaître un magnifique croissant de lune et l’étoile polaire. Cette étoile du berger qui a guidée tous les petits, moyens et grands voyageurs de tout temps n’a plus grand-chose à faire depuis la mise sur le marché du GPS. Elle a donc le temps de papoter avec la lune qui attend surement son prochain rendez-vous avec le soleil.
23h nous arrivons à destination avec pleins d’images dans la tête et demain nous arpenterons les rues de Niamey……
Lire toute la saga de M@W en Afrique :



Régissez à cet article !