M@W en Afrique, un repérage technique, sensation, acte 2… le 17/02/07
Après avoir quitté Bangui, nous atterrissons sur l’asphalte d’Abidjan pour une courte escale ou nos accompagnateurs et guides retrouvent les leurs dans leurs foyers respectifs. Je reste avec Stéphane Coville, Directeur de Zing, les faiseurs d’espaces et de volumes scénographiés. Un hôtel aux 120 étoiles nous accueille. Ce sera une soirée, comme on dit dans notre jargon professionnel, off…. L’occasion pour nous de rencontrer la ville d’Abidjan la nuit, grâce à de nouveaux guides en les personnes de Youssouf (chauffeur de l’agence Vertigo) et de Lendri (danseur d’une Compagnie locale ami de Stéphane).

Contraste et fatalisme….
Au menu, le fameux poulet braisé préparé de façon traditionnel. C’est-à-dire, sur le bord de la route, et nous, nous sommes assis dans cet abris couvert en tôles qu’on appel le maquis d’Abidjan. Nous plongeons nos mains presque propres dans le plat de riz pour le malaxer et en faire une boulette, et ensuite, prendre, toujours sans couverts, une portion de ce met traditionnel servi dans une bassine en plastique. Particulièrement goûteux mais non sans risques pour notre flore intestinale, nous verrons bien demain. Il règne une ambiance de fête au son saturé de musique zouc. Et le tout éclairé à la boule à facette et au lumistyle poussiéreux. Le mobilier se compose de chaises de jardin en plastique et de petites tables recouvertes d’une toile cirée d’un goût douteux. La soirée se terminera tard, toujours au son saturé du zouc en passant par la rue Princesse et un club en plein air, toujours en tôles baptisé La Cour des Grands. Les gens sont beaux et ont pris soins de revêtirent leurs vêtements de soirée pour se donner rendez-vous dans ces lieux en plein air ou nous parviennent des odeurs de poulet braisé et ou des déesses blacks en talons aiguilles arpentent la terre battue dans la poussière soulevée par les voitures qui passent.

Abidjan, mégapole au bord de l’eau avec ces plages, ses grattes ciels et ses hôtels avec piscines ou se côtoient pauvreté au bord de la route et voitures de luxe. De larges et grandes avenues qui pourraient permettre un excès de vitesse mais soudain, cette voie publique est barrée de vieux pneumatiques qui créent une chicane artificielle ou encore, percée de trous béants dans l’asphalte dû à un manque certain d’entretien récurent. Une tension règne partout due à la présence de groupes d’hommes en uniformes et en armes. C’est peut être la gendarmerie qui tente de maintenir un ordre depuis les événements de 2003 ou des policiers improvisés qui chassent le touriste.
Nous décollons demain pour Ouagadougou au Burkina Faso, prochaine ville sensée accueillir notre opération. Merci à nos deux guides pour cette nuit quelque part dans Abidjan.
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