M@W en Afrique, un repérage technique, sensation, acte 1… le 15/02/07
J’ai décollé de l’aéroport Charles De Gaulle le 14/02/07 sous la pluie pour rejoindre la ville de Bangui en Centre Afrique, ceci en faisant une escale à Tripoli et une autre à Douala. Ce qui totalisera 15h de voyage. Au 21ème siècle ce voyage est presque une formalité.

Men at Work est de nouveau sur les routes du monde……
Me voici, le 15/02/07 au petit déjeuner de l’hôtel « Le Levi’s » dont le confort et la décoration se sont figés en 1960, voir 1950. J’attends une partie des équipes Vertigo, Zing et Coquelicot pour un point général du déroulement de la journée et l’annonce du départ pour notre repérage dans cette ville.

Assis à la terrasse du Levi’s je m’aperçois que je reconnais ce parfum, la couleur de la terre….battue, comme ceux qui ont voulus modifier le cours des choses ici, en Afrique notre berceau. Je rencontre l’équipe et l’évidence s’installe. Madame Kadidja Duparc, directrice générale de l’agence Vertigo le regard lumineux, nous fait un point sur la situation. C’est une journée particulière pour elle, c’est son anniversaire. C’est un bon jour pour une rencontre. Je comprends les contours du projet et ses problématiques techniques, d’implantation dans le contexte politique.

Le repérage
Il reste un moment privilégié de rencontre avec la ville, ces espaces, ces secrets enfouis, ces traces du passé, ces douleurs visibles, ces contrastes, ces rumeurs. Soit la population est en mouvement, soit elle est assise, immobile derrière un comptoir improvisé ou fabriqué sommairement sur le bord de la route. Il nous faut obtenir des autorisations pour accéder, regarder et s’apercevoir que ce ne sera pas sur tel site, alors ailleurs un peu plus loin. Un stade majestueux, structure toute neuve s’impose à nous. Nous verrons si les autorités acceptent les contraintes que nous allons générer…à suivre….

La ville
Elle grouille mais sans véritable désordre. Des bâtiments immenses, abîmés et abandonnés côtoient de petites maisons sommaires. J’ai plutôt la sensation qu’on l’a abandonné cette ville, à une certaine époque. Une longue rue à la chaussée défoncée bordée de part et d’autre d’échoppes, cabanes en bois ou tout ce qui ne se vend plus ailleurs se négocie ici. Des enfants livrés à eux même, assis sur le bord de la route et à même le sol regardent passer d’autres enfants, en uniformes, se dirigeant vers leur établissement scolaire. Le soir des hommes sont assis aux pieds des candélabres délabrés de l’éclairage public, au bord d’une route, pour y chercher la lumière suffisante et nécessaire pour lire…. La nuit il n’est pas rare de croiser une personne qui marche le long de la route ou du chemin, dans le noir complet. Elle apparaît au dernier moment dans la lumière des phares de la voiture qui nous conduit. D’où vient elle, ou va-t-elle, il n’y a rien aux alentours….
La journée se termine au restaurant par un repas d’anniversaire improvisé… Ce fût une belle journée de travail et demain nous repartons plus loin, sur Abidjan…

Lire toute la saga de M@W en Afrique :



Régissez à cet article !